La côte de Landunvez

Près de Portsall, il y a un lieu que nous connaissons tous très bien : c'est la côte de Landunvez. Les Portsallais l'appellent " la dune ". On peut s'y promener tranquillement, cheveux au vent, le visage couvert d'embruns quand la mer est agitée. Là-bas, il y a toujours du vent.
Au bout d'un moment, on rencontre la chapelle Saint-Samson, l'ancienne fontaine et sa légende.


 
  La vertu miraculeuse de cette fontaine était utilisée il n'y a pas si longtemps encore.
On y plongeait les enfants pour leur donner de la vigueur. La présence d'une stèle gauloise à proximité de la fontaine montre bien que cela fait très longtemps que ce site est un endroit sacré.
     
Le château de Trémazan

Ce château est la plus imposante ruine féodale du Finistère. Son donjon carré à 4 étages s 'élève à plus de 30 mètres de hauteur. C'est le berceau de la famille du Chastel qui y a habité jusqu'à la fin du 16ème siècle.
Abandonné à la Révolution, il commença à se dégrader.
Heureusement, il va bientôt être rénové.

 


 

Au nom de Trémazan s'attache un récit légendaire retraçant la vie de Haude et Tanguy, enfants d'un " noble seigneur nommé Galonus, seigneur de Trémazan ", dans la première moitié du 6ème siècle. Gurguy, de retour au pays après plus de dix ans d'absence, fut trompé par sa marâtre et il tua sa sœur Haude en la décapitant d'un coup d'épée. S'apercevant rapidement de son erreur, Gurguy alla prévenir son père. C'est alors que Haude apparut, tenant sa tête dans ses mains, à la stupéfaction de toute l'assistance. Après avoir replacé sa tête sur son cou, elle consola son frère et lui pardonna, avant de disparaître. Mais, toujours désespéré de son crime, Gurguy fit pénitence et prit l'habit monastique sous le nom de Tanguy.

L'église de Portsall

Elle est située à Kerescal, au-dessus du port. De construction récente (1895), elle fut agrandie lors de la création de la paroisse en 1952.
Le pardon de Portsall se célèbre aux environs du 16 juillet et se termine par la bénédiction de la mer et des bateaux.

 

Le Guilliguy

De l'allée couverte du Guilliguy, on découvre un panorama superbe dominant le port de Portsall. A côté, la croix, taillée dans un seul bloc de granit, provient du cimetière de Saint-Usven aujourd'hui disparu. Il se trouvait en contrebas, à l'embouchure de la rivière de Kersaint.
Ce site est très connu grâce à sa légende que les anciens Portsallais connaissent tous très bien. Voici ce qu'elle raconte :

     
Un jour de pardon, la statue de Saint Usven se mit à bouger et, croyant à un miracle une joie extraordinaire s'empara de l'assemblée.
En fait, la statue du saint ayant été malencontreusement détruite la veille du pardon, un habitant de Portsall, à la demande du recteur, avait pris la place du saint patron, auquel il ressemblait de façon étonnante.
Et, alors que la cérémonie touchait à sa fin, une paroissienne maladroite renversa de la cire de sa bougie allumée sur les pieds du pauvre homme qui ne put demeurer immobile plus longtemps.

L'île Carn : le domaine du seigneur aux oreilles de cheval

L'île Carn abrite un monument mégalithique funéraire à 3 chambres. Il a été construit environ 4 200 ans avant J.C. Il est donc plus ancien que les pyramides d'Egypte. Bien que légèrement endommagé par les installations militaires allemandes, ce tumulus de 40 mètres de diamètre est tout à fait remarquable. Sa position sur un îlot accessible seulement à marée basse continue à le préserver d'une trop forte fréquentation touristique.


On raconte qu'un château s'élevait autrefois sur l'île Carn. Celui-ci appartenait au seigneur Karn qui était très puissant. Il vivait solitaire sur son île et faisait appel à des jeunes du continent pour le raser et lui couper les cheveux. Mais jamais aucun d'eux ne revenait.
Un beau jour, un garçon intrépide nommé Losthouarn, du village de Pen-ar-Pont, résolut d'être le prochain barbier. Il partit dans un petit bateau avec deux de ses amis du même village, auxquels il recommanda de ne pas trop s'éloigner de l'île. Dès qu'il se retrouva en présence du seigneur Karn, ce dernier lui ordonna, d'une voix terrible, de le raser.
En même temps, il ôta sa coiffure et Losthouarn vit que le seigneur avait des oreilles de cheval. Sans s'émouvoir, le jeune homme commença son travail.
Puis, comprenant que tous les autres barbiers avaient été tués de peur qu'ils ne révèlent l'étrange particularité du seigneur, il lui trancha la gorge d'un vigoureux coup de rasoir. Il sortit ensuite du château et put rejoindre ses amis sain et sauf.